Décret sur l’origine des miels : une avancée en demi-teinte
Résultat de lutte syndicale des producteur.trices, cette modification était attendue depuis longtemps afin de garantir une meilleure transparence aux consommateur.trices.
Mais ce décret n'est pas assez ambitieux : un miel conditionné dans un pays européen puis vendu en France ne sera pas soumis à cette obligation, ce qui maintient la distorsion de concurrence et fragilise nos apiculteur.trices ! Les députés européens doivent prendre leurs dispositions pour éviter la concurrence déloyale pratiquée par certains négociants et distributeurs qui mettraient du miel en pot en Europe, hors-champ d'application du décret, et en dissimuleraient ainsi l'origine improbable !
Par ailleurs certains conditionneurs préfèrent se fournir auprès de pays étrangers à un prix largement en-deçà des coûts de production français. Alors même que la production nationale de miel [2] couvre à peine la moitié de la consommation française, nombre d'apiculteur.trices se retrouvent avec des fûts d'invendus !
Face à cette aberration, la Confédération paysanne propose l'instauration de prix minimum d'entrée afin de proposer un véritable mécanisme protecteur du revenu des paysan.ne.s en annulant l'impact des importations sur le marché français, tout en incitant les systèmes exportateurs à améliorer leurs pratiques sociales et environnementales.
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[2] 21 637 tonnes en 2019 d'après le bilan de campagne de FranceAgriMer



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