Gardes à vue abusives : la Confédération paysanne porte plainte contre X pour atteintes aux libertés syndicales
Ces plaintes, déposées au nom des gardé·es à vue et du syndicat, font suite à la répression syndicale menée lors de l'action symbolique au Ministère de l'agriculture, à la DGPE, le 14 janvier dernier pour dénoncer les atteintes à l'agriculture paysanne et à la souveraineté alimentaire dans l'hexagone et dans les Outre-Mer.
Ces interpellations et les gardes à vue prononcées à l'encontre de 52 paysan·nes, responsables nationaux pour la plupart, sans aucune poursuite judiciaire à l'issue, s'apparentent à une procédure bâillon que nous ne comptons pas laisser passer. Nous avons aussi saisi la Défenseure des droits.
Ces plaintes s'inscrivent dans la continuité de celle que nous avons déposée avec le CETIM, le Centre Europe-Tiers Monde (CETIM), le 15 janvier auprès des Procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme de l'ONU*. Les experts de l'Onu ont immédiatement exprimé leur profonde inquiétude face au recours aux arrestations massives, à la criminalisation des mouvements sociaux, ainsi qu'aux poursuites pénales visant des paysan·nes et des responsables syndicaux en France. Ils ont adressé une interpellation officielle au gouvernement français.
Depuis plusieurs années, les atteintes à la liberté syndicale se multiplient avec une fréquence et uen intensité inédites pour notre syndicat. Ainsi, un nombre croissant d'adhérent·es se voient poursuivi·es pour avoir exercé leur droit à manifester. Et nous ne sommes pas le seul syndicat à dénoncer cette situation. La liberté syndicale et le droit de manifester sont des droits fondamentaux de notre démocratie. Nous comptons bien les défendre, comme nous en avons informé la Ministre de l'agriculture hier soir lors d'un rendez-vous rue de Varenne.



SE CONNECTER



