INDUSTRIALISATION

BIGARD : VITE, UNE LOI POUR RÉEQUILIBRER LE RAPPORT DE FORCE !

15.09.2017 En refusant de répondre aux questions posées par des députés de tous bords lors de son audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, la société Bigard nous a rappelé hier que les industriels de l'agroalimentaire ne sont pas nos alliés. Seul un dispositif législatif et coercitif, décidé dans le cadre des Etats Généraux de l'Alimentation, permettra de rééquilibrer le rapport de force.

Le groupe Bigard-Charal-Socopa est incontournable dans le secteur de l'abattage-découpe en France, avec près de 50 % des parts de marché en bovin, 20 % en porc et 10 % en ovin, et se trouve en situation de réel monopole face aux éleveuses et éleveurs dans de nombreuses régions où les abattoirs de proximité ont disparu.

L'opacité dont a fait preuve hier le numéro 2 du groupe, Maxence Bigard, n'est pas nouvelle et découle directement des immenses marges de manœuvre que sa position dominante lui confère. Déjà épinglé plusieurs fois par l'Autorité de la concurrence, le groupe dispose d'un pouvoir démesuré qui lui permet d'adopter une politique prédatrice, tant auprès de ses salariés que de ses fournisseurs : les éleveuses et éleveurs.

Comment Mme Lambert peut-elle croire que, face à de telles entreprises, il suffira de « retisser la confiance » pour redonner du revenu aux paysan-nes ? Les Etats Généraux de l'Alimentation doivent se conclure par une loi interdisant l'achat de la production agricole en-dessous du prix de revient. La voie législative est la seule qui pourra instaurer les bases d'un véritable droit au revenu pour les paysannes et les paysans !

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