PESTICIDES

L’urgence est justement d’avoir le courage de ne plus attendre !



25.04.2018 Où est passé le plan de « sortie » des pesticides réclamé par le Président de la République lors du renouvellement de la licence d'utilisation du glyphosate ? Ce matin, les quatre Ministres concernés ont présenté un simple plan d'action pour « réduire la dépendance de l'agriculture aux produits phytopharmaceutiques ». Aucun calendrier précis, l'interdiction du glyphosate n'est plus d'actualité et conditionnée à une évaluation de l'ANSES* sur ses effets cancérogènes ou non, rien sur les utilisateurs et leur protection, encore une fois il est urgent d'attendre !

Comment sérieusement imaginer que la seule séparation de la vente et du conseil sur les produits phytopharmaceutiques, mise en avant par le Gouvernement dans ce plan et déjà inscrite dans le projet de loi EGA, répondra aux réels besoins des paysan-ne-s en la matière !

Le peu de propositions volontaristes du récent rapport parlementaire, censé aiguiller le plan du gouvernement, avait déjà fait craindre le pire. Ainsi, le contenu concret de ce plan gouvernemental doit encore faire l'objet de « concertations complémentaires » notamment sur l'accompagnement des agriculteurs et la mise à disposition de produits alternatifs de protection des cultures (biocontrôle, préparations naturelles peu préoccupantes), deux sujets majeurs dans ce dossier !

Ce plan se cache derrière la prétendue absence d'alternatives et les besoins en recherche sur celles-ci. Or des paysan-ne-s qui pratiquent sans pesticides il y en a. Ce qu'il manque ce sont les conditions pour que ces pratiques puissent s'étendre au plus grand nombre. Qu'attend donc le gouvernement ? Que le Parlement français adopte le CETA pour ensuite arguer que la France « ne peut pas déroger au principe de coopération réglementaire » de ce traité pour interdire le glyphosate ou tout autre pesticide tout aussi dangereux !?

La Confédération paysanne rappelle que les pesticides sont un outil de compression des coûts de production. Les enjeux en termes de revenu paysan, de santé humaine et environnementale, dont les paysan-ne-s sont les premières victimes, imposent donc de passer immédiatement à l'action pour mettre en œuvre un plan de sortie accompagnant réellement les changements de systèmes et non la poursuite de pratiques actuelles « un peu plus innovantes », comme l'épandage par drone !

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