PRÉDATEURS ET GRAND GIBIER

Ourses : l’Etat doit apporter des solutions pour sauvegarder l’élevage pastoral



21.09.2018 Cet été, une délégation de la Confédération paysanne a rencontré les chargés « biodiversité » auprès des Ministres de l'Agriculture et de l'Ecologie. Il a été convenu qu'il n'y avait aucune urgence « technique » dans le futur lâcher des deux ourses en Béarn, mais que cette décision était « politique ».

Après l'annonce faite hier par le ministre François de Rugy que l'introduction des deux Ourses dans le Béarn interviendrait dès le début du mois d'octobre, la Confédération paysanne regrette que ne soit pas pris en compte, une nouvelle fois, l'impasse dans laquelle se trouvent les éleveur-e-s et berger-e-s confrontés à la prédation ni l'avis des populations concernées. Où sont les contributions collectées par « la mission d'expertise ours » mandatée par les deux ministères en charge de ce dossier ? Où est le rapport de cette même mission annoncé pour la fin août ?

Pourtant, la saison d'estive 2018 va s'avérer absolument terrible : à ce jour, de source officielle, le nombre de dossiers de dommages « ours » est de 347 contre 215 en 2017.

La Confédération paysanne demande donc à l'Etat de répondre par des actes forts aux difficultés que pose la prolifération des grands prédateurs comme l'ours et le loup dans les territoires d'élevage pastoral. Les solutions que l'on nous propose depuis plus de 20 ans n'en sont pas, les chiffres, têtus, continuent de nous le montrer ! C'est pourquoi, nous demandons à rencontrer le Ministre de la Transition écologique et solidaire dans les plus brefs délais.

POUR ALLER PLUS LOIN
LE SYNDICAT PRÈS DE CHEZ VOUS
Pour connaître la délégation locale la plus proche :
Mentions légales
Copyright 2012 - Tous droits réservés - Confédération paysanne