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MONTAGNE : NOS POSITIONS

Pour une politique ambitieuse pour l’agriculture de montagne

L'agriculture de montagne est importante en France. Moins impactée par l'agriculture industrielle, elle fournit souvent des produits de qualité, avec une forte valeur ajoutée,
sur des territoires difficiles. L'agriculture de montagne est au cœur des dynamiques économiques et de l'entretien des paysages.

Pourtant, cette agriculture se retrouve fréquemment en concurrence avec les autres activités, telles que le tourisme, sur le partage du foncier et des ressources en eau.
Les meilleures terres allant en priorité au tourisme et au logement. La ressource en
eau fait également l'objet de fortes tensions entre usages pour l'eau potable, la production d'hydroélectricité, l'irrigation, l'abreuvement des troupeaux et la neige artificielle.


Plus de 2/3 des fermes sont en système d'élevage herbivore. Ces élevages sont souvent intimement liés aux pratiques pastorales et aux pâturages collectifs en estive.
Et donc 1/3 des exploitations de montagne développent d'autres productions comme les cultures de légumes, de fruits et petits fruits, de PPAM, de céréales, mais aussi l'élevage de volailles et de porcs de plein air, l'apiculture ou encore de petits élevages laitiers. Ces fermes sont souvent peu reconnues et peu soutenues. L'installation ainsi que la pérennisation de l'activité sur ces productions en montagne est complexe, sachant qu'elles ne bénéficient pas d'aides à la même hauteur que l'élevage herbivore alors qu'elles produisent également sur des terres difficiles à pratiquer. L'économie des fermes d'élevage herbivore de montagne est fortement tributaire des fonds publics, principalement l'indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN*), qui représente la majorité des aides perçues. Certains massifs sont attractifs en termes d'installations, d'autres sont soumis à la déprise. L'agriculture de montagne, qui connaît un fort taux de pluriactivité, vit une mutation similaire à la plaine avec spécialisation et agrandissement des fermes.


NOS REVENDICATIONS
Une véritable reconnaissance et un soutien privilégiant l'agriculture de montagne, comme pilier de ces territoires.
Préservation du foncier agricole (voir nos positions sur le foncier) :
Priorité d'usage des terres les plus accessibles à l'agriculture.
Les avis de la Commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) doivent donc être contraignants.
Une meilleure gestion et répartition de l'eau en montagne, mettant en priorité les usages agricoles par rapport aux usages touristiques (voir nos positions sur l'eau).
Exemple : soutien significatif aux ASA (association syndicale autorisée) qui ont la gestion des canaux d'irrigation gravitaires.
Encourager le renouvellement des générations d'agriculteur·rices en montagne par des soutiens spécifiques.
Permettre aux paysan·nes de montagne de dégager un revenu et d'accompagner les fermes dans la transition de leurs systèmes de production vers des pratiques agroécologiques.
La reconnaissance et le soutien de toutes les productions en montagne, incluant également les fermes non pastorales, avec des aides PAC* adaptées :
Ambition et cohérence des soutiens au sein des massifs et entre massifs.
Mise en place d'une aide spécifique aux petites fermes, qui représentent plus de 1/3 des fermes de montagne (voir nos positions sur les petites fermes).
Adapter les planchers d'accès aux aides aux spécificités de la montagne (morcellement, taille des fermes, etc.) et plafonner les aides à l'agriculteur actif.
Une meilleure compensation des handicaps en montagne :
Ouvrir l'ICHN* à toutes les productions en montagne et adapter le montant aux productions sur de faibles surfaces (ex. : maraîchage).
Maintenir les critères en place (revenu, chargement, plafonnement, majoration) et rétablir le seuil d'accès à 3 UGB*, les critères d'âge (pour encourager au départ en retraite) et de localisation du siège d'exploitation.
Adapter les aides à l'investissement en montagne (bâtiments, mécanisations, transformation, etc.) à toutes les productions, avec une prise en compte des handicaps réels (ex. : pente).
Ouvertures d'aides fléchées pastoralisme aux autres productions (ex. : aide aux investissements sur les associations foncières pastorales [AFP]).
Maintien des services publics et des services à l'attention de l'agriculture : équarrissage, collecte laitière dans toutes les exploitations, présence d'abattoirs de proximité, réseau de commercialisation de proximité, adduction d'eau, électrification, etc.
Soutien aux collectifs :
Collecte, transformation ou commercialisation.
Gestion collective de l'agriculture de montagne et animation des entités collectives : AFP (associations foncières pastorales), GP (groupements pastoraux), syndicats, communes, association syndicale autorisée d'irrigation, etc.
Promotion de signes de qualité ambitieux, importants pour le maintien de l'agriculture en montagne, notamment en production laitière. La préservation d'un cahier des charges ambitieux est nécessaire pour limiter l'industrialisation de ces filières.
Une meilleure représentativité des agriculteur·rices français·es dans les instances de gouvernance de la montagne (Conseil national de la montagne et Comités de massif).
Protection des éleveur·euses et des troupeaux (voir nos positions sur la prédation) et soutien au pastoralisme (voir nos positions sur le pastoralisme)
 

A télécharger


  Les Journées de l'Agriculture paysanne de montagne
colloque européen nov 2015

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