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BIODIVERSITÉ : NOS POSITIONS

Un outil indispensable pour le travail du paysan

NOS OBJECTIFS
SE BATTRE POUR L'AGROBIODIVERSITE
La question de la biodiversité agricole est la plupart du temps réduite à celle de sa conservation dans les banques de gènes, ou cryobanques pour les animaux, et à l'innovation génétique brevetée. Mais préserver la diversité agricole consiste avant tout à garantir le droit des agriculteur·rices et des éleveur·euses de la renouveler dans leurs champs pour l'adapter à la diversité des terroirs, des pratiques agricoles et des microclimats : conserver, utiliser, ressemer, échanger et vendre leurs semences, travailler en maîtrisant localement la reproduction de leurs animaux, échanger et protéger leurs savoir-faire, participer aux décisions nationales et à la recherche.
Le combat pour l'agrobiodiversité rejoint aussi la nécessité de lutter contre le dérè-
glement climatique et de s'y adapter sur nos territoires.
S'OPPOSER À LA FINANCIARISATION DE LA BIODIVERSITÉ !
La Confédération paysanne s'oppose aux pratiques de marchandisation des « ressources ». De plus en plus, les solutions apportées par les pouvoirs publics à l'érosion de la biodiversité sauvage et domestique sont de type financier. Les entreprises qui détruisent la biodiversité dans une zone peuvent financer, à travers les «banques de compensation », des projets censés restaurer la biodiversité dans d'autres zones, mais ces projets sont bien souvent inadaptés ! Il est ainsi possible d'échanger sur le marché mondial « des
droits à détruire la biodiversité » contre des droits à cultiver des agrocarburants ! Mais
les écosystèmes sont locaux : planter des arbres ou préserver quelques espèces remarquables quelque part ne résout pas le problème de leur disparition là où ils sont indispensables. Il est criminel de permettre un nouveau marché financier de la biodiversité en restreignant l'accès aux ressources naturelles pour les communautés locales.
Nous soutenons les pratiques paysannes et les droits des agriculteur·rices contre la
confiscation de la biodiversité par la marchandisation des services écosystémiques
et les droits de propriété industrielle protégés par les lois européennes : brevets sur
les gènes (ou les informations génétiques) des plantes et des animaux, cumulables
pour les semences avec le certificat d'obtention végétal (COV*) et renforcés par les
accords de libre-échange.

NOS REVENDICATIONS
Soutenir les associations de races locales et les programmes de développement des races menacées.
Combattre le système de compensation de la biodiversité et de la financiarisation de la nature. Nous refusons de devenir la caution d'entreprises nocives et du capitalisme vert. Les politiques publiques ne peuvent pas être écrasées par les intérêts du secteur privé.
„Abroger la loi sur les certificats d'obtention végétale, qui vise à renforcer les droits de propriété de l'industrie semencière. Elle veut forcer les paysan·nes à acheter les semences de variétés protégées par ces droits de propriété, tout en les empêchant d'utiliser les semences produites par eux-mêmes.
Nous voulons un système d'aide directe prévoyant un soutien environnemental plafonné par actif, ainsi qu'une aide forfaitaire à l'actif pour les petites fermes s'engageant sur des démarches localement bénéfiques pour la biodiversité.
S'opposer à l'industrialisation de la génétique animale : programme de prévention des maladies animales avec la sélection génétique (qui consiste à diffuser un gène de résistance à une maladie dans une population cible), sélection pyramidale (très peu de reproducteur·rices pour inséminer une population), généralisation des animaux à la carte (par la génomique), politiques sanitaires ne permettant pas des approches alternatives, normes sanitaires.
Défendre la sélection paysanne et la recherche participative ! Le cultivateur ou l'éleveur·euse sélectionne ses plantes et ses animaux en les adaptant au territoire local
dans lequel il et elle travaillent et à ses variations, notamment climatiques. De ce fait,
il crée de la diversité, et sélectionne souvent sur des critères de rusticité. Ce travail est un gage de durabilité. Il doit être soutenu par la recherche publique avec les mêmes budgets que ceux consacrés à l'industrie.
Intégrer dans les travaux de la chambre d'agriculture une attention particulière à l'accompagnement des groupes de paysan·nes engagé·es sur ces démarches de biodiversité, en s'appuyant sur les partenaires du territoire.
 
 
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