COMMUNIQUE DE PRESSE

Mildiou : l’urgence d’une prise en charge par les pouvoirs publics

04.07.2018

Conséquence grave des intempéries de ce printemps, le mildiou envahit les vignes et annonce des récoltes catastrophiques dans de nombreux terroirs. Ces attaques fortes, liées à des épisodes météorologiques extrêmes, s'inscrivent dans un contexte de dérèglement climatique que les paysannes et paysans subissent de plein fouet.

Déjà confrontés aux graves dégâts causés par les intempéries, les paysannes et paysans ne peuvent être les seuls à supporter les risques climatiques. La Confédération paysanne demande donc aux pouvoirs publics de prendre en charge cette crise sanitaire.

Nous exigeons une prise en charge des situations difficiles dans l'urgence à partir d'un recensement des impacté.e.s organisé sur l'ensemble du territoire par les services décentralisés et les chambres d'agriculture. Pour le mildiou, comme pour la grêle ou les inondations, les paysan.ne.s en situation difficile doivent pouvoir bénéficier d'un accès facilité aux aides sociales, d'une prise en charge des cotisations sociales ou encore de la possibilité de mettre en place du travail partiel sur leur ferme.

Nous demandons le rétablissement structurel de l'aide au maintien à l'agriculture biologique et un accompagnement de tou.te.s les paysan.ne.s qui cherchent à protéger l'environnement en bannissant l'usage de pesticides chimiques de synthèse. A ce titre, l'autorisation du cuivre doit être maintenue. C'est cet usage qui permet de limiter nettement l'utilisation de pesticides et de lutter contre le mildiou. Sinon les « déconversions » qui ont déjà commencé, vont s'accélérer, en contradiction avec les ambitions affichées sur l'agriculture biologique.

Enfin, la prise en charge financière de ces risques doit être abondée financièrement par d'autres acteurs que les seuls paysan.ne.s. Il n'est pas acceptable qu'ils en supportent seuls les conséquences quand toute la filière agroalimentaire est concernée.
Ces mesures doivent être mises en œuvre rapidement. Ne rien faire pour gérer cette crise reviendrait, de la part de l'Etat, à admettre qu'il est prêt à laisser des paysan.ne.s disparaître. Pour les rémunérer, une refonte structurelle de la viticulture doit également être engagée. Car si quelques-uns s'en sortent, la plupart sont dans des situations financières très critiques, aussi parce que les coopératives et le négoce refusent de payer raisin et vin à un prix rémunérateur.


Contacts :
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Christine RIBA - Secrétaire nationale - tél: 06 07 02 25 42
Caroline NUGUES - Chargée de communication - tél: 06 95 29 80 78
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