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COMMUNIQUE DE PRESSE

Ferme-usine : quand la caricature dessert le combat contre l’industrialisation de l'agriculture

27.11.2018

La Confédération paysanne dénonce et lutte contre l'industrialisation de l'agriculture au prix parfois de lourdes condamnations par la justice. Elle ne peut cependant que déplorer la teneur du dossier publié par Greenpeace sur les fermes-usines.

En effet, la Confédération paysanne, qui avait publié une carte de l'industrialisation de l'agriculture en 2015 suite à ses actions contre la ferme-usine des 1000 vaches, sait que l'industrialisation des fermes ne peut se résumer au seul critère environnemental ICPE (Installations Classées pour la Protection de l'Environnement) retenu par Greenpeace. Cette cartographie donne une réalité partielle et déconnectée de la réalité des fermes-usines en France. Une ferme importante en nombre d'animaux est classée ICPE mais n'est pas pour autant une ferme-usine. A l'inverse, ce critère ignore les fermes-usines en végétal, comme des serres géantes de tomates.

Oui, les fermes-usines sont un fléau parce qu'elles accaparent du foncier et détruisent de l'emploi paysan ; parce qu'elles relèguent les humains et les animaux au rang d'outils au service de la seule rentabilité économique à court terme ; parce qu'elles induisent une perte de savoir-faire et dégradent l'alimentation par l'application de procédés industriels ; parce qu'elles sont synonymes de perte d'autonomie et d'avenir plus qu'incertain pour nombre de paysans et paysannes dans ce système agro-industriel mortifère.

La lutte contre les fermes-usines doit réunir tous ces combats pour permettre aux paysannes et paysans de retrouver du sens, un revenu, du lien aux territoires et aux animaux et une production agricole en adéquation avec les attentes sociétales alimentaires. A défaut, cette lutte tombe dans une caricature regrettable.

A vouloir faire le buzz, Greenpeace oublie les réalités des paysannes et paysans qui souffrent et qu'il faut accompagner dans leur transition par des politiques publiques fortes. Car quoi qu'il en soit, la dérive industrielle de l'agriculture, incarnée par les fermes-usines, condamne, à terme, l'agriculture et l'alimentation.


Contacts :
Laurent PINATEL - Porte-parole de la Confédération paysanne - tél: 06 80 58 97 22
Nicolas GIROD - Secrétaire national - tél: 06 07 55 29 09
Caroline NUGUES - Chargée de communication - tél: 06 95 29 80 78
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