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MOBILISATION
04.10.2026
Paysan·nes et victimes des pesticides uni·es pour dire Stop aux pesticides !
04.10.2026 - 15 000 personnes, paysan·nes, victimes de pesticides, citoyen·nes uni·es pour un même combat.
Ce samedi 3 octobre à Gaillon, dans l'Eure, 15 000 personnes, paysanne et paysans, victimes des pesticides, unies pour bloquer l'usine de Syngenta de Saint Pierre la Garenne et en finir avec les pesticides. Un vraie et belle réussite pour une mobilisation inédite.
Samedi à Gaillon, dans l'Eure, 15 000 personnes, paysanne et paysans, victimes des pesticides, unies pour bloquer l'usine de Syngenta de Saint Pierre la Garenne et en finir avec les pesticides. Un vraie et belle réussite pour une mobilisation inédite.
Vingt cinq tracteurs et 15000 personnes se sont élancées à 14 heures en manifestation en direction de l'usine de production de pesticides Syngenta de St Pierre la Garenne et de celui voisin de Nufarm. En tête de cortège, une banderole "Qui répand la mort, récolte la colère" et "Stop pesticides" ouvre la mobilisation appelée par Cancer Colère, la Confédération paysanne, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest (CSVPO) et les Soulèvements de la terre, avec l'appui de plus de cinquante organisations syndicales, paysannes et écologistes.
Dés 13h, on pouvait une marée de drapeaux jaunes, de pancartes énervées et émouvantes, des constructions en carton. La beauté du rassemblement, avant même de partir, est a la hauteur de sa composition inédite.
Malgré l'autorisation de manifester finalement délivrée par la préfecture, les manifestant-es ont du faire face à de nombreux contrôles et intimidations aussi bien sur les routes d'accès que dans les gares, et des policiers montés sur des chevaux paradent autour des personnes rassemblées.
Cela n'a pas entamé pas la détermination de la foule rassemblée et les prises de paroles on été ouvertes par un hommage aux lycéen.es, et a un appel a la convergence et la résistance, puis l'émotion et la rage est montée dans la foule qu écoutait gorge serrée les différentes interventions.
C'est la première fois que des paysan·nes et victimes des pesticides s'unissent en aussi grand nombre pour converger vers un des sites majeurs de l'industrie agrochimique et bloquer sa production.
En effet, depuis plusieurs jours, suite à l'annonce de la mobilisation, le site de Syngenta, qui produit d'habitude ses poisons 7 jours sur 7 et 24h sur 24, est à l'arrêt. Des cuves et les stocks de l'usine ont été vidés, ses escaliers extérieurs démontés. Nous savons que son activité ne reprendra pas avant la semaine prochaine.
Un cortège de centaines de personnes malades et de soignant-es, animé par Cancer Colère ont pris la tête du cortège, accompagné de tracteurs. Des étendards, avec leurs propres noms ou ceux de leur proches touchés par des cancers, le nom de l'organe atteint et la date de diagnostic et parfois de décès étaient inscrits sur des pancarte. La marche d'aujourd'hui a dénoncé les causes systémiques et la responsabilité des industriels du secteur.
Ce cortège était un cortège paysan, animé par la Confédération paysanne et le CSVPO, le collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest, puis par un cortège décolonial, qui dénonce les liens de Adama, une filiale de Syngenta Group, qui travaille avec Israël et participe au génocide. Les industrie fournissent les pesticides épandus par avion pour tuer la terre de la Palestine et du Liban.
Des travailleurs du secteur de la chimie en lutte sur leurs conditions de travail et appelant à la reconversion de leurs productions ont également pris la parole. Des riverains de l'usine ont aussi expliqué comment les cas de cancers sont en hausse constante autour de l'usine, liés aux rejets de leur production. Des habitant·es des 4 coins du pays, dont les point de captage d'eau, les terres et la santé sont intoxiqués par Syngenta, ont affrété des bus pour participer a la journée.
Un cortège fluvial a vogué sur la Seine, s'approchant de l'usine en kayak avec une banderole flottante "Syngenta noie le poison". L'entreprise persiste à ne pas prendre en compte les analyses indépendantes prouvant que l'eau est polluée du fait de ses rejets, et publie ses propres résultats, juge et partie de leurs intérêts.
Cette mobilisation massive est une nouvelle étape dans une campagne d'action visant à occuper, bloquer et désarmer les sites de production de pesticides du pays. Elle fait suite à l'intrusion en novembre de cinq cents paysan·nes et malades dans le site BASF de Saint Pierre les Elboeuf, à 40 km de là pour le mettre à l'arrêt.
C'est aussi le premier moment de riposte populaire en France suite au passage estival de la loi d'urgence agricole, intégrant le retour de néonicotinoïdes, inscrit dans la proposition de loi Duplomb et du futur réglement Omnibus X, qui prévoit de faciliter le maintien sur le marché de nombreux pesticides.
Ce 3 octobre marque aussi l' élan coordonné de protestation internationale contre Sygenta dont les activités ont des conséquences ravageuses dans de nombreux pays : exportation de pesticides interdits d'usage dans l'Union européenne, dépendance aux semences chimiquement enrobées, OGM : Syngenta répand ses ravages toxiques partout dans le monde.
Depuis le vendredi 2 octobre, des actions simultanées ont eu lieu au Pakistan, en Suisse devant le siège de Syngenta, au Costa Rica, en Angleterre, en Argentine, aux États-Unis, en Suède, en Autriche, au Brésil? Face à la mobilisation mondiale, Syngenta a le culot de prétendre soutenir "les fermiers" mais aussi la "biodiversité" que ses activités font disparaître jour après jour. La novlangue des multinationales qui a depuis longtemps érigé le mensonge en règle de communication, nous ferait rire si elle n'était pas la langue d'un pouvoir réellement destructeur pour les terres et les corps.
La manifestation s'est transformée, avec des artistes et de nouvelles prises de parole sur un champ bordant la départementale. Cancer colère a notamment symbolisé un "cimetière de la santé publique", incarné par les dizaines de pancartes plantées au sol pour symboliser l'hécatombe que provoque l'usage des pesticides. Ce geste symbolique et émouvant a provoqué des tirs de lacrymogène.
La manifestation a dû se poursuivre sur un autre site, face au refus de la préfecture et aux sommations, hélicoptère en soutien et menaces de saisie du matériel et des tracteurs. Il n'empêche un cortège joyeux et déterminé a repris la D6015 pour rejoindre le campement installé à une quarantaine de kilomètres et la fête s'est poursuivie.











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