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LAINE : NOS POSITIONS

L'amélioration de la valorisation de la laine doit tenir compte des échecs issus de l'histoire lainière française et des réussites des initiatives locales déjà déployées : sans travail des éleveurs et des éleveuses pour la sélection de leurs animaux, sans attention portée aux chantiers de tonte, et sans questionnement permanent sur la qualité de la laine produite, il semble vain de réclamer une revalorisation globale et uniforme du prix de la laine. Toutefois, toutes les conditions ne sont pas réunies pour que les éleveurs et les éleveuses reprennent la main sur la valorisation de cette fibre. La Confédération paysanne propose ainsi un plan d'actions en trois axes.

 

Recréer les savoir-faire

Sous-estimée voire méprisée, la laine a totalement disparu des programmes d'enseignement. La Confédération paysanne souhaite remettre des modules de formation à la laine et à sa valorisation (tonte, tri, connaissance de la fibre, lien entre laine et sélection génétique...) dans l'enseignement agricole, dans les écoles d'ingénieurs et techniciens agronomes et dans la formation continue proposée aux éleveurs et aux éleveuses.

 

Améliorer les capacités de tou·tes les éleveur·euses à mieux valoriser leur laine

Face aux faibles revenus qui caractérisent l'élevage depuis de nombreuses années, les éleveurs et les éleveuses faisant le choix de travailler la laine en circuit court resteront minoritaires. Toutefois, même dans des circuits longs de commercialisation de la laine, il est possible d'améliorer la rémunération de cette matière. Pour cela, il est impératif de redonner aux éleveurs et aux éleveuses les capacités de s'organiser ensemble pour collecter et trier la laine, et ainsi mieux peser face aux négociants.

 

Créer les conditions pour faciliter l'essor d'initiatives locales

Compte tenu du contexte économique global, les initiatives locales, qu'elles soient collectives ou individuelles, partiellement ou totalement paysannes, restent les solutions les plus efficaces pour valoriser la laine à prix rémunérateur. En maîtrisant les volumes et en misant sur la qualité, ces initiatives échappent à la féroce concurrence internationale qui sévit dans l'industrie textile (même haut-de-gamme !).

Pour favoriser l'essor de ces initiatives, plusieurs solutions doivent être envisagées :

Améliorer l'accompagnement à l'installation des porteurs de projet agricoles avec un volet « laine ». En particulier, il est impératif que les revenus issus de la laine, souvent comptabilisés parmi les revenus dits « accessoires », puissent être systématiquement intégrés dans le calcul ouvrant droit à la Dotation Jeunes Agriculteurs, y compris pour les fermes au micro-BA.

Permettre à tou·tes les paysan.nes d'intégrer les activités lainières dans le revenu agricole, en particulier lorsqu'elles sont collectives. A plus long terme, la création d'un statut de « paysan-artisan » doit être envisagée, afin de clarifier et harmoniser les obligations légales et fiscales s'imposant aux paysan·nes.

Accompagner financièrement les investissements liés à la valorisation de la laine grâce aux mesures du FEADER du 2 d pilier de la PAC*, mises en place dans chaque région (ex : financement d'une salle de tonte, d'un local de collecte...).

Faciliter l'accès aux aides à la structuration (ex : GIEE* tel que le Collectif pour la promotion du Mérinos d'Arles).

Abaisser la TVA sur la laine transformée de 20% à 5,5% dès lors qu'elle est commercialisée par l'élevage.

 


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La laine : reprendre le fil et redynamiser une filière paysanne
 
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