ALIMENTATION

Rester fermes face aux violences anti-élevage



25.10.2018 La Confédération paysanne condamne le radicalisme de celles et ceux qui veulent imposer leur régime alimentaire à tou-te-s, notamment par la violence verbale, matérielle et physique. Une énième ligne rouge a été franchie avec l'appel aux « Journées du sang versé » par l'association 269life. L'État doit condamner fermement ces initiatives d'appel à la haine et à la violence.

Le choix alimentaire de chacun-e est tout à fait respectable. Mais, nous ne pouvons tolérer que des paysan-ne-s, salarié-e-s d'abattoirs, bouchers soient en permanence culpabilisés et montrés du doigt dans l'exercice même de leur métier. Les consommateurs aussi sont bombardés de parallèles trompeurs pour les culpabiliser de leurs choix alimentaires comme si manger des produits animaux serait un acte moralement reprochable, indépendamment de la quantité, de la qualité ou de l'origine de ces produits.

Certes, la concentration des productions animales, la multiplication des échanges internationaux, l'allongement des durées de transport des animaux, les cadences d'abattage et bien d'autres sujets posent des questions environnementales, économiques et éthiques. Mais ces derniers sont avant tout condamnables du fait de leur effet sur le bien-être et le revenu paysan. Le modèle agricole français doit combattre et rejeter l'industrialisation des productions animales. Les paysan-ne-s en sont les premières victimes.

Nous, paysan-ne-s, souhaitons élever le débat. Le sujet des relations entre humains et animaux est un vrai sujet de société auquel nous avons des réponses concrètes à apporter à travers l'élevage paysan. Nous en avons assez d'entendre des affirmations fausses sur l'élevage dans sa globalité à longueur de journée. Les mouvements animalistes se drapent d'un « humanisme » à toute épreuve qui sauverait la planète (climat, biodiversité…) et la morale humaine, quitte à simplifier à outrance la problématique. Cette usurpation a assez duré !

Qu'on se le dise, il n'existe pas d'écologie sans élevage. L'agriculture française et mondiale n'a jamais eu autant besoin de polyculture-élevage pour régénérer les sols, assurer la sécurité alimentaire, diminuer les intrants chimiques et le recours aux énergies fossiles. Que vive l'élevage paysan ! Restons fermes !

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