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PNPP : NOS POSITIONS
Préparations Naturelles Peu Préoccupantes
En France, les purins d'ortie et de consoude sont devenus les emblèmes des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP*), alternatives aux pesticides. Celles-ci peuvent également être à base de prêle ou de fougère, sous forme d'extrait fermenté, d'infusion ou de macération. Les PNPP*, ce sont aussi l'argile, le vinaigre blanc ou le petit lait. En 2006, ces préparations ont été interdites d'un coup, déclenchant la guerre de l'ortie suite à un contrôle chez un paysan. Ces 15 dernières années, la Confédération paysanne et ses partenaires, dont l'Aspro-PNPP*, se sont fortement mobilisés pour que ces prépa- rations soient réautorisées. Malgré la volonté de l'administration, la Confédération paysanne s'est battue pour qu'elles le soient en dehors de la réglementation des pesticides, car elles n'ont strictement rien à voir avec les pesticides et leurs dangers. Grâce à toutes ces années de manifestations, rendez-vous institutionnels, campagnes de communication, organisations de rencontres, nous avons remporté des victoires importantes :
Nous avons obtenu une définition claire des PNPP* (2014) : elles doivent être composées exclusivement d'éléments naturels, non OGM, et le procédé de fabrication doit être accessible à l'utilisateur final. Ce dernier point signifie qu'aucune PNPP* ne peut être issue d'un procédé industriel. Sur les procédés de fabrication on retiendra : une absence de traitement des matières premières ou un traitement reposant exclusivement sur des moyens manuels, mécaniques ou gravitationnels, par la dissolution dans l'eau ou dans l'alcool, la flottation, l'extraction par l'eau ou par l'alcool, la distillation à la vapeur ou le chauffage uniquement pour éliminer l'eau. Cela comprend notamment la fermentation, la macération, la décoction, l'infusion, le pressage ou encore la distillation.
Nous avons obtenu que les PNPP* soient du domaine public. Aucune PNPP* n'est brevetable. Dès lors que la définition et la com- position sont respectées, elles peuvent être librement fabriquées et commercialisées par les paysans et paysannes.
Enfin, en 2021, nous avons obtenu que toutes les plantes consommées dans l'alimentation humaine et animale puissent être utilisées pour fabriquer des PNPP*. Cela n'est pas encore suffisant, mais c'est déjà une ouverture importante. Ainsi la consoude, par exemple, est aujourd'hui autorisée pour fabriquer des PNPP*.
Nos objectifs
Les PNPP* doivent pouvoir être utilisées dans toutes les fermes sans restriction. La Conf' se mobilise pour la reconnaissance des pratiques paysannes qui favorisent l'autonomie des paysan.nes et protègent l'environnement. C'est pourquoi elle défend depuis de longues années les PNPP*. Nous sommes persuadés qu'elles sont une solution à la sortie des pesticides. Combinées à d'autres pratiques agronomiques paysannes et systémiques, l'usage des PNPP* a fait la preuve de son intérêt pour réduire voire arrêter les pesticides sur les fermes.
La Conf' vise la reconnaissance pleine et entière des PNPP* et souhaite que ces pratiques se diffusent de ferme en ferme.
La Conf' vise la reconnaissance pleine et entière des PNPP* et souhaite que ces pratiques se diffusent de ferme en ferme.
Nos revendications
Nous demandons l'autorisation de toutes les substances naturelles utilisées pour fabriquer des PNPP* sans avoir be- soin de passer par un système d'évaluation qui doit rester réservé aux pesticides et aux substances dangereuses. Les plantes non consommées, mais utilisées dans les PNPP* et les substances minérales déjà utilisées sur le terrain doivent être autorisées. Aucune pratique paysanne qui met en œuvre des savoirs agronomiques et écologiques ne doit être interdite !
Nous demandons le maintien de l'autorisation des huiles essentielles comme PNPP* sans contrainte (le ministère de l'Agri- culture a introduit une disposition qui interdit l'usage PNPP* d'une huile essentielle dès lors qu'une entreprise a obtenu son autorisation en tant que pesticide. Cette disposition vise exclusivement à entretenir un monopole pour l'industrie phytopharmaceutique).
Soutenus financièrement par l'État, des consortiums d'entreprises et de laboratoires de recherche travaillent au recensement des produits dits de « biocontrôle » de « biostimulation » avec l'objectif d'identifier des savoirs et techniques qui pourraient se vendre comme alternative écologique, mais brevetable pour permettre des bénéfices économiques. Nous demandons la protection des savoirs paysans et l'impossibilité pour l'industrie de se les accaparer par voie de brevets.
Nous demandons le soutien à nos pratiques paysannes. Pour cela, nous souhaitons continuer à soutenir les dynamiques d'échange, de diffusion et de recueil des expériences. Mais alors que nous bénéficiions d'un financement dans le cadre du plan Ecophyto depuis 4 ans, le ministère de l'Agriculture et l'Office français de la bio- diversité ont décidé d'y mettre soudaine- ment un terme. Alors même que ce travail permettait la diffusion dans les fermes de ces pratiques, alternatives aux pesticides sans impact négatif.
Nous demandons le maintien de l'autorisation des huiles essentielles comme PNPP* sans contrainte (le ministère de l'Agri- culture a introduit une disposition qui interdit l'usage PNPP* d'une huile essentielle dès lors qu'une entreprise a obtenu son autorisation en tant que pesticide. Cette disposition vise exclusivement à entretenir un monopole pour l'industrie phytopharmaceutique).
Soutenus financièrement par l'État, des consortiums d'entreprises et de laboratoires de recherche travaillent au recensement des produits dits de « biocontrôle » de « biostimulation » avec l'objectif d'identifier des savoirs et techniques qui pourraient se vendre comme alternative écologique, mais brevetable pour permettre des bénéfices économiques. Nous demandons la protection des savoirs paysans et l'impossibilité pour l'industrie de se les accaparer par voie de brevets.
Nous demandons le soutien à nos pratiques paysannes. Pour cela, nous souhaitons continuer à soutenir les dynamiques d'échange, de diffusion et de recueil des expériences. Mais alors que nous bénéficiions d'un financement dans le cadre du plan Ecophyto depuis 4 ans, le ministère de l'Agriculture et l'Office français de la bio- diversité ont décidé d'y mettre soudaine- ment un terme. Alors même que ce travail permettait la diffusion dans les fermes de ces pratiques, alternatives aux pesticides sans impact négatif.
A télécharger :
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Fiche pratique : Extrait fermenté d'Ortie |
Fiche pratique : Huiles essentielles |
Fiche pratique : Macération huileuse d'ail |
Fiche pratique : Extrait fermenté de consoude |
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Témoignages en vidéo :
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Attoumani, maraîcher. | Hélène, viticultrice. | |
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Sophie, maraîchère. | Thierry, céréalier. | Véronique, arboricultrice. |
Le colloque PNPP* des 13 et 14 novembre à Périgueux :
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Enjeux techniques et politiques des PNPP * |