COMMUNIQUE DE PRESSE

Plantes à parfums, aromatiques et médicinales : reconnaître leurs multiples usages

26.10.2018

La Confédération paysanne organise ce vendredi 26 octobre, à Clermont-Ferrand, une journée d'échanges consacrée aux plantes à parfums, aromatiques et médicinales (PPAM). Pourquoi une telle initiative ?

En France, près de 4000 producteurs, productrices, cueilleurs et cueilleuses produisent et vendent des PPAM et les préparations associées (plantes sèches, huiles essentielles, eaux florales, baumes, etc.).  De plus en plus de paysan.ne.s s'installent en PPAM, production peu gourmande en terres agricoles. La multiplicité de ces productions et de leurs usages placent ces paysan.ne.s au cœur d'usages qui suscitent un intérêt grandissant : alimentation, soins aux humains, aux animaux, et aux plantes. Cependant, leur pratique est rendue très complexe du fait de contraintes importantes.

Seulement 148 plantes médicinales sont autorisées à la vente par d'autres personnes que les pharmacien.ne.s, quand des centaines de plantes sont ou ont été utilisées de manière traditionnelle. Elles restent donc sous le monopole de la pharmacopée. 

Il leur est ainsi interdit de vendre du bleuet, alors que sa consommation en infusion est connue.

Pour pouvoir vendre plus de plantes, les paysan.ne.s sont par exemple obligés de passer par des procédures de déclaration en compléments alimentaires. 

Les produits cosmétiques sont aussi soumis à des règles inadaptées à des petites productions.

Enfin, producteurs et productrices n'ont pas le droit de donner de conseils d'utilisation sur leurs préparations, malgré l'existence de savoirs populaires liés aux plantes.

Ces produits sont multi-usages (cosmétiques, alimentaires, soin aux plantes...) mais les paysan.ne.s doivent n'en présenter qu'un seul pour être conformes aux différentes législations.

Pour la Confédération paysanne, toutes les plantes et parties de plantes entrant dans l'alimentation doivent pouvoir être utilisées et vendues par les paysan-ne-s. Ils doivent aussi pouvoir avoir le droit de délivrer, pour leurs usages, l'information relative à leurs propriétés médicinales issues des savoirs populaires et des connaissances ethnobotaniques.

Ces préparations dont nous demandons la reconnaissance sous le terme "préparations naturelles" ne sont pas industrielles, ne sont pas issues de transformation chimiques et ne sont composés que d'éléments naturels, non génétiquement modifiés. Il faut donc permettre leur production, fabrication et utilisation par tou.te.s !


Contacts :
Laurent PINATEL - Porte-parole de la Confédération paysanne - tél: 06 80 58 97 22
Christine RIBA - Secrétaire nationale - tél: 06 07 02 25 42
Caroline NUGUES - Chargée de communication - tél: 06 95 29 80 78
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