Négociations commerciales : l’État doit jouer son rôle de régulateur pour sauver les fermes et notre souveraineté alimentaire !
Le gouvernement, quant à lui, élude un élément essentiel pour des relations commerciales équilibrées : la régulation des marchés. La hausse des importations se substitue à la baisse de l'offre engendrée par la sécheresse, encouragée par les accords de libre-échange.
L'État et l'UE* doivent prendre leurs responsabilités pour protéger structurellement le revenu paysan (tunnels de prix, prix d'intervention assortis d'outils de gestion des volumes, prix minimum garantis, quantums...). En cas de pratiques commerciales déloyales, il faut un véritable arbitrage public et des sanctions exemplaires.
La non négociabilité des coûts de production agricole est une urgence vitale pour les fermes françaises aujourd'hui en difficultés historiques. Cela passe par la mise en place de contrats tripartites pluriannuels producteur-industriel-distributeur pour en finir avec la guerre des prix qui se joue dans des box de négociation soumis bien davantage à la loi de la jungle qu'aux lois Egalim.
Les hausses nécessaires de prix agricoles sont indispensables et vertueuses pour l'emploi, la dynamique de nos territoires, le maintien d'un tissu de fermes et notre souveraineté alimentaire. L'inflation engendrée peut être pleinement absorbée si l'État se décide à mieux répartir les richesses produites au profit de la majorité de la population (hausse des salaires, taxation des superprofits, sécurité sociale de l'alimentation...), à mieux réguler le marché du logement, dont le coût n'a fait que grimper pour les ménages et à mieux encadrer la répartition de la valeur et des marges dans les filières alimentaires (vie chère dans les DROM, surmarges sur les produits de qualité...).




SE CONNECTER



