Tempête Eunice : l'État doit soutenir la filière maraichère
Face à la tempête du week-end, de nombreux paysannes et paysans craignent de ne pas avoir d'autre solution que de faire disparaître ces fermes essentielles aux dynamiques territoriales et riches en emplois, qui tentaient déjà de relever le défi des aléas climatiques des saisons précédentes et de la concurrence des légumes importés de Belgique et des Pays-Bas à prix cassés.
En soutien aux paysannes et paysans touchés, la Confédération paysanne appelle le Président de la République et le Ministre de l'agriculture à déclencher tous les mécanismes de solidarité nationale possibles, en particulier :
- Le déclenchement d'aides financières d'urgence : calamités agricoles, prise en charge des cotisations MSA*, aide forfaitaire de 5000 € sur le modèle des aides « gel » de 2021.
- Le déploiement d'une aide matérielle via les services de l'État pour dégager les fermes des débris qui s'entassent et empêchent la reprise de l'activité.
- La mise en place d'une concertation associant la profession agricole, dont les syndicats agricoles, les représentants des sociétés d'assurance, la MSA* et les représentants des principaux organismes bancaires, afin d'envisager de manière concertée les actions.
Aujourd'hui, le vote du Sénat marque l'adoption définitive du projet de loi « assurance-récolte » du gouvernement qui va supprimer l'aide des calamités agricoles, seule aide d'État possible actuellement, pour la remplacer par une subvention aux assurances. Or, le maraîchage diversifié, en raison de sa complexité (une trentaine d'espèces concentrées sur moins de 3 hectares), ne bénéficie d'aucune offre assurantielle pour les pertes de récolte. Cet événement vient confirmer nos craintes quant à l'application de cette loi que nous demandons, à nouveau, au Ministre de l'agriculture de ne pas mettre en œuvre.



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