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COMMUNIQUE DE PRESSE

Orages de grêle : l’État ne doit oublier personne et revoir la prise en charge des aléas climatiques

17.06.2019

L'épisode de grêle et les fortes pluies qui ont touché samedi dernier la région Auvergne-Rhône Alpes ont occasionné de très lourds dégâts sur les cultures. Le Ministre de l'agriculture, présent dans la Drôme dimanche et en Isère aujourd'hui a réagi rapidement pour annoncer qu'un arrêté de catastrophe naturelle allait être publié.

Les premiers retours de terrain confirment l'ampleur considérable des dégâts. Dans la Drôme et en Isère, des vigneron-nes, des maraicher-ères, des nuciliculteurs-trices, des arboriculteur-trices ont perdu plus de 90% de leur production. En Ardèche les dégâts sur les châtaigniers sont aussi considérables, ce qui aura des conséquences pour les castanéiculteurs-trices, mais aussi pour les apiculteurs-trices déjà fortement impactés au printemps. Dans la Loire, des fourrages ont été détruits à 100%...

Les arrêtés de catastrophe naturelle et de calamités agricoles sont loin de répondre à toutes les situations et ne permettront pas, comme s'y est engagé le Ministre de l'agriculture, de « ne laisser personne sur le bord de la route. » En effet, les pertes de récolte causées par la grêle ne sont pas éligibles au régime des calamités, au prétexte qu'elles sont réputées comme assurables. Or, si l'on prend le cas des arboriculteurs, nombre d'entre eux n'ont pas les moyens de souscrire une assurance privée, dont les tarifs, en moyenne, avoisinent les 330 euros de l'hectare. Quant aux dispositifs de prévention, il faut compter près de 20 000 euros d'investissement par hectare pour des filets para-grêle. Avec les dispositifs actuels, c'est donc la majorité des paysan-nes qui, faute de revenus suffisants lors des « bonnes années », sont laissés sur le bord de la route face à cet événement climatique.

C'est pourquoi la Confédération paysanne demande des mesures d'urgence :

- de prise en charge – et non d'exonération ou de report – des cotisations sociales MSA* et des intérêts d'emprunts ;

- d'avances de trésorerie partout où cela sera nécessaire. Il ne faut pas oublier que de tels épisodes climatiques entament très largement les prochaines récoltes.

Ces mesures financières doivent se coupler d'un accompagnement psychologique des personnes concernées. Nous les incitons à ne pas rester seules face à leurs difficultés et à se rapprocher des structures collectives, syndicales et professionnelles pour y faire face.

Nous exigeons aussi que soit rapidement engagée une remise à plat complète du système assurantiel privé qui, de l'aveu même du Ministre de l'Agriculture lors du Congrès de la Confédération paysanne en avril dernier, est une « arnaque tel qu'il est». Au regard de la multiplication des phénomènes liés au dérèglement climatique, la Confédération paysanne plaide pour un réengagement de l'État en soutien à un système collectif et mutualiste où s'engagerait l'ensemble des parties prenantes des filières agricoles.


Contacts :
Nicolas GIROD - Porte-parole de la Confédération paysanne - tél: 06 07 55 29 09
Damien HOUDEBINE - Secrétaire national
Caroline NUGUES - Chargée de communication - tél: 06 95 29 80 78
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