52 garde à vue : une attaque grave contre la démocratie et les droits syndicaux
Ce gouvernement se prétend ouvert au « dialogue » mais ne répond jamais à nos propositions, pour satisfaire les intérêts de l'agro-business. Les mensonges sur de prétendues « dégradations » des locaux de la DGPE ou de « saccage », assénés en boucle auprès de parlementaires et de journalistes depuis hier soir, relèvent de la diffamation.
Le combat de la Confédération paysanne ne fera que se renforcer face à la criminalisation systématique de ses actions. Nous agissons dans l'intérêt de la grande majorité des paysan·nes et des citoyen·nes pour une souveraineté alimentaire qui garantisse alimentation de qualité, santé et environnement habitable.
Depuis six mois nous bataillons aux côtés des éleveur·euses dans la crise de la DNC contre la politique d'abattage total ; contre l'accord UE*-Mercosur*, qui, comme tous les accords de libre-échange, détruit la paysannerie en Europe et dans les pays tiers ; pour obtenir un traitement équitable pour les territoires des DROM qui subissent une politique agricole coloniale menée par une multitude de lobbys (Eurodom, GBH, Terreos).
Voilà ce que nous défendons quand nous décidons d'occuper pacifiquement et dans le calme des locaux du Ministère de l'agriculture. Avec nous, pas de mise en scène, pas de violence et surtout pas de double langage. Notre voix dérange et nous ne comptons pas en rester là. La mascarade devant l'Assemblée nationale et l'annonce d'une loi « d'urgence » incarne de façon obscène la cogestion entre les dirigeants de la FNSEA* et l'exécutif et le deux poids deux mesures. Il est temps d'y mettre fin pour que l'ensemble des voix du monde paysan soit pris en compte. Il en va de l'avenir de nos fermes et de l'intérêt général.
[1] OPAM, organisation patriotique des agriculteurs de Martinique, UPG, Union des producteurs agricoles de la Guadeloupe, Grage (Guyane), CGPER*, Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion.



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