Négociations commerciales : la situation exige un cadre contraignant, de la transparence et une réelle volonté politique pour réguler les marchés
La Confédération paysanne alerte pourtant depuis plus de 5 ans et aujourd'hui, tout le monde reconnaît que cela ne va plus du tout. Le boycott de cette réunion par les distributeurs, sans doute une première, témoigne de l'hégémonie de l'aval et de la pression qu'ils exercent sur l'ensemble des filières. Même si les tensions entre industriels et distributeurs sont monnaie courante à l'approche du 1er mars, date butoir de ces négociations commerciales, la preuve est faite qu'il est urgent d'agir pour une juste répartition de la valeur.
Au niveau européen, la situation dans le lait devrait convaincre l'ensemble des parties prenantes que la France doit pousser à une réduction des volumes, accompagnée d'une nécessaire hausse du prix d'intervention (prix minimum garanti au niveau européen), et d'une véritable réflexion pour retravailler la régulation du marché et la protection des Organisations de Producteurs, dans le cadre des réformes actuelles de la PAC* et de l'OCM*.
La Confédération paysanne a ainsi redemandé ce matin à la Ministre de porter cette nécessité de régulation au niveau européen. La Ministre n'a pas répondu et elle nous a indiqué que pour le Commissaire européen à l'agriculture, Christophe Hansen, la situation ne lui paraissait pas suffisamment préoccupante pour engager des interventions publiques.
A quelques jours du Salon de l'agriculture, le gouvernement fait une fois de plus la preuve de son manque de volontarisme pour assurer du revenu aux paysan·nes.



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